Vous arrive-t-il de vous sentir inférieur par rapport à certaines personnes ?

De perdre vos moyens lorsque vous devez prendre la parole en public ?

J’imagine que oui, comme beaucoup d’entre nous.
Alors cet article est fait pour vous.

Ce qui me passionne sur les questions de confiance en soi, c’est que c’est à la fois très complexe et très simple.

On traîne parfois le problème pendant des années et très souvent quelques minutes suffisent pour le solutionner.

Pourquoi ce paradoxe ?
Parce que nos schémas mentaux sont complexes.

Il est donc souvent difficile d’identifier l’origine du problème.

Mais quand on met le doigt dessus, il suffit bien souvent de quelques mots bien choisis pour le désamorcer.

J’adore ça !


Commençons par une mise en situation.

Vous avez déjà dû remarquer qu’en présence des mêmes personnes, vous pouvez être très à l’aise et en confiance sur un sujet A et perdre toute confiance en vous sur un sujet B.

Cela est dû en général au fait que vous pensez bien maîtriser le sujet A et beaucoup moins le sujet B.

Jusque là, rien d’exceptionnel.

Mais avez-vous aussi remarqué que cela fonctionne dans l’autre sens !

Pour un même sujet cette fois-ci, vous pouvez vous sentir en totale confiance avec certaines personnes et perdre complètement confiance en vous avec d’autres, sur le même sujet !


Prenons un exemple concret :

Vendredi dernier, j’étais en soirée avec des amis.
L’une d’elle travaille dans un cabinet de radiologie.

Elle n’est pas radiologue, sa mission consiste à manipuler les scanner pour réaliser les clichés.

Lors du repas, plusieurs personnes lui posent des questions sur la radiologie.

Elle y répond facilement, sans aucune hésitation.
Elle se sent en totale confiance. En totale maîtrise !

Puis tout d’un coup, l’un des invités prend la parole.
Il était resté discret jusque-là car il ne connaissait pas le groupe.

Il déclare qu’il est radiologue et qu’il n’est pas tout à fait d’accord avec ce que mon amie vient de dire.

A votre avis, que s’est-il passé ?
Qu’elle a été la réaction de mon amie ?

Sa confiance en elle a fondu comme neige au soleil !

Son changement d’attitude a été stupéfiant !
Son visage a changé en une demi-seconde !

Que nous apprend cette histoire ?

Un point essentiel du mécanisme :

La confiance en soi est relative

Elle dépend non seulement du sujet concerné mais aussi du contexte et dans notre cas, des personnes présentes.

Mais c’est encore plus subtile que cela.
En fait, cela ne dépend pas de la réalité ou des faits.

Cela dépend de votre perception de cette réalité, de votre propre auto-évaluation.

Votre niveau de confiance ne dépend pas directement de vos compétences ou de vos connaissances réelles mais de l’image que vous en avez.

De la même façon, elle ne dépend pas du niveau de vos interlocuteurs sur le sujet, mais de l’image que VOUS en avez.

Et ça CHANGE TOUT !!

Quand on a compris cela, reprendre confiance en soi devient beaucoup plus simple et rapide.

On se rend compte qu’il “suffit” de se convaincre que notre avis ou notre opinion a autant de valeur que celui de nos interlocuteurs ou de notre auditoire.

Et cela n’est pas si compliqué qu’il n’y paraît.

Alors comment faire concrètement ?

1 – Dites-vous qu’il n’y a pas qu’une vérité !

Personnellement ce premier levier m’aide beaucoup quand je doute de moi.

L’idée, c’est de me rappeler que très souvent, on peut être en désaccord avec quelqu’un et avoir tous les 2 raison.

Autrement dit, si quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, cela ne veut pas forcément dire que l’un à tort et que l’autre à raison.

Des centaines d’exemples pour illustrer ce point me viennent en tête, rien que dans mon expérience personnelle.

Prenons par exemple le cas de 2 concurrents que nous connaissons tous : Apple et Microsoft.
Tout dans leur stratégie les opposent.

  • Apple prône la maîtrise totale de l’ensemble de la chaîne.
    La marque à la pomme conçoit à la fois l’appareil et le système d’exploitation
    Son environnement est très fermé et ne laisse accès qu’à peu d’options de personnalisation.
    Apple accorde beaucoup d’importance au design et à l’expérience utilisateur
  • Microsoft quand à lui a adopté la stratégie diamétralement opposée.
    Bill Gates s’est toujours concentré sur les logiciels en privilégiant la collaboration avec les fabricants d’ordinateurs.
    Il les a depuis toujours laissé très ouvert et accessible offrant de nombreuses possibilité à la communauté de développeur.
    Microsoft attache beaucoup moins d’importance au design et à l’expérience utilisateur.

Après plusieurs décennies de compétition, on peut aujourd’hui dire que les 2 stratégies ont fonctionné !

Il s’agit de 2 très belles marques avec des réussites mondiales exceptionnelles !!

Alors garder en tête que dans un débat, il peut y avoir 2 vainqueurs.

Les 2 peuvent avoir raison, chacun à leur manière, avec leurs arguments et leur vécu.

2 – Exprimez vos opinions sous la forme de ressentis ou de retour d’expérience

 

Ce que je veux dire par là, c’est que lorsque vous voulez exprimer une opinion, lorsque vous souhaitez avancer un argument, utilisez le “je le ressens ainsi”, “je le vis comme cela”.

Par exemple : ne dites plus, “Ce n’est pas vrai” ou “Tu te trompes” mais “Ce n’est pas comme cela que je vois les choses”, “Ce n’est pas mon avis”.

L’avantage avec cette astuce, c’est que personne ne peut vous contredire !
VOUS SEUL savez ce que vous avez ressenti.

VOUS SEUL savez comment vous avez vécu les choses.

Petit bonus : c’est une forme de communication très consensuelle

Elle est à la base de la communication non violente.

Elle a le gros avantage d’être beaucoup moins agressive et de susciter des réactions beaucoup moins virulentes de la part de vos interlocuteurs puisque vous ne les impliquer pas dans vos dires.

 

3 – Ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on dit mais la façon dont on le dit

Il y a quelques années, l’un de mes patrons m’a vraiment ouvert les yeux sur ce point.

Il ne l’a pas fait exprès, il était juste lui-même.

Nous allions régulièrement en rendez-vous clients ensemble.

Et pratiquement à chaque fois, il affirmait (involontairement) des choses totalement inexactes.
A la limite du non sens !!

Tellement grosses que tout le monde aurait dû en douter.

J’avoue que cela me mettait très mal à l’aise, car je me demandais pour qui nous allions passer !

Et en face de nous, nous avions des interlocuteurs de haut niveau.
Bien souvent des Directeurs Marketing voir des Directeurs Généraux de grosses multinationales.

Des personnes avec des têtes bien faites, beaucoup de connaissances et de belles capacités d’analyse.

Mais mon patron affirmait ces “âneries” avec tellement d’aplomb et de conviction que tout le monde était convaincu.

 

4 – Plus on est intelligent, plus on doute !

Albert EINSTEIN disait :

“Les idiots n’ont que des certitudes et les personnes intelligentes n’ont que des doutes !”

Alors surtout ne culpabilisez pas si vous avez toujours des doutes !

C’est seulement la preuve que vous avez la capacité d’envisager plus de scénarios que vos interlocuteurs !!

Que vous êtes en mesure d’aller plus en profondeur dans les sujets que vous abordez !

C’est une belle preuve de créativité et d’ouverture d’esprit. 2 piliers essentiels de l’intelligence analytique !

Alors maintenant que vous savez ça, aucune raison de douter de vos capacités et de continuer à manquer de confiance en vous !

 

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