Vous arrive-t-il d’être agacé par le comportement des autres, par des événements à priori anodins de la vie de tous les jours ?

Vous savez, quand la voiture de derrière vous klaxonne alors que le feu vient tout juste de passer au vert.

Ou quand un(e) collègue vous fait sans cesse des reproches sur un ton agressif.
A tel point que vous finissez par vous demander ce que vous avez bien pu lui faire pour qu’elle vous en veuille ainsi.

Quand une personne vous insulte violemment, parce que vous l’avez légèrement bousculée par inattention, et ce malgré vos excuses.

Des petites choses mais qui ont le don de vous faire sortir de nos gonds sur le moment et de vous agacer pour le reste de la journée.

Le problème avec ces réactions incontrôlées et excessives, c’est qu’elles vous mettent immédiatement dans un état de stress.

  • Elles sabotent votre bonne humeur.
  • Elles anéantissent vos efforts de positivisme.
  • Elles vous font basculer dans des énergies très basses, des énergies négatives, celles qui consomment de l’énergie vitale.
  • Elles ont même un impact non négligeable sur votre santé.

Alors, il y a 2 ou 3 ans, je me suis penchée sur la question et j’ai cherché des solutions concrètes.

Et voici comment je m’y prends désormais pour désamorcer ces réactions avant même qu’elles s’invitent dans mon esprit :

 

1 – Se rappeler que ce que vous vivez n’est pas la réalité. Ce n’est qu’une infime partie de la réalité.

En effet, nos sens ne perçoivent qu’une partie de la réalité.

Ils transmettent ensuite ces informations brutes à notre subconscient qui est chargé de filtrer celles qu’il va transmettre à notre conscience.

Ainsi, au travers son filtrage, notre subconscient oriente notre perception des choses comme un journaliste le fait lorsqu’il décide de tourner la caméra du côté des casseurs plutôt que du côté des manifestants pacifistes !

C’est ainsi que l’on se retrouve avec des perceptions très différentes d’une même situation d’une personne à l’autre.

En gardant ce point en tête, essayez de vous mettre dans la peau de la personne qui est sur le point de vous agacer. Essayez d’imaginer sa perception de la situation.

Si il n’y avait pas de malveillance de sa part, le simple fait de vous mettre dans sa peau, et d’imaginer comment elle vit la situation, fera tomber l’intensité de votre agacement.

C’est vraiment très puissant car vous savez au fond de vous que sa vision des choses n’a pas moins de valeur que la vôtre. Que votre vision n’est pas plus fiable que la sienne.
C’est du 50/50.

Mais si il y a manifestement des signes de malveillance de sa part et que ces derniers vous paraissent injustifiés, alors…

 

2 – Essayer de ne pas prendre les choses de façon personnelle.

Dans la grande majorité des cas, la personne ne vous en veut pas personnellement.

Vous êtes simplement au mauvais endroit au mauvais moment !
Elle aurait été désagréable voir agressive avec n’importe qui d’autre.

Prenons un exemple.

Pas plus tard qu’hier, une caissière s’est montrée désagréable envers moi.
Sans raison apparente.

Et je suis certaine que cela vous est déjà arrivé à vous aussi… On vit tous ce genre d’expériences.

Cette caissière vous en voulait-elle personnellement ?
Bien sûr que non, elle vous voyait pour la 1ere fois de sa vie ! Elle ne savait rien de vous.

Quand elle a un tel comportement envers un inconnu, c’est sa façon à elle d’exprimer une souffrance !

Alors, on est tous d’accord, sa façon d’agir est inappropriée.

  • D’une part, parce qu’elle ne vous a pas demandé si vous étiez OK pour partager ses souffrances avec vous.
  • Et d’autre part, parce qu’elle ne va qu’empirer la situation en générant chez vous un sentiment négatif à son égard !

Mais l’objectif, c’est justement de ne pas la juger.
L’objectif n’est pas de tomber dans la facilité des reproches.
Même si vous trouvez la situation très injuste.

  • Parce que cela ne solutionne rien.
  • Parce que l’objectif que nous nous sommes fixés c’est d’être Libre, Zen et Heureux. Ce n’est pas de jouer les justiciers !

Des phrases du type :
Pourquoi vous vous en prenez à moi, je n’y peux rien si vous avez des problèmes !
Je n’y peux rien si vous ne savait pas les gérer !… »

ne font qu’augmenter votre sentiment d’injustice et de frustration.

En tombant dans les reproches, vous allez alimenter sa souffrance et vous allez en créer une chez vous.

Vous entretenez le malaise et entrez dans une spirale négative.

L’objectif n’est surtout pas de se concentrer sur vous mais sur elle.

Gardez en tête que pratiquement aucune personne n’est foncièrement mauvaise au plus profond d’elle-même.

Nous avons tous un bon fond par nature.

Tout ceux qui nous donnent l’impression inverse expriment en fait très maladroitement une souffrance.

Concentrez-vous plutôt sur ce que cette personne vit en ce moment et qui l’amène à avoir un tel comportement.

Dites-vous qu’elle est sûrement plus à plaindre que vous.

Que vous aurez oublié cet incident avant même d’être sorti du magasin alors qu’elle va sûrement devoir vivre avec sa souffrance encore pendant longtemps.

Dites-vous qu’au final, la vraie victime c’est elle, pas vous !

L’objectif, c’est d’éprouver de la compassion pour elle.

Une méthode simple pour y arriver :
Essayez d’imaginer les souffrances qu’elle peut avoir, peut-être :

  • qu’elle vient d’apprendre qu’un de ses proches était gravement malade
  • qu’elle a des soucis financiers
  • qu’elle n’aime pas son travail mais qu’elle n’arrive pas à en trouver un autre…

Soyez créatif, l’important n’est pas de trouver la bonne raison !

Vous pouvez d’ailleurs utiliser la même souffrance imaginaire à chaque fois.
Peu importe.

L’objectif recherché dans cet article n’est pas d’aider l’autre en solutionnant son problème.
Notre objectif est de se protéger de ces situations toxiques.

L’important c’est de trouver une solution pour éprouver de la compassion pour la personne.

Et pour cela, vous devez semer le doute dans votre esprit !

  • Vous devez le convaincre que cette personne vit une situation vraiment douloureuse, bien pire que celle qu’elle vient de vous faire vivre.
  • Que son agressivité n’a rien à voir avec vous, n’a rien de personnel… que c’est simplement l’expression de son désespoir, de sa douleur.

 

3 – Vous vous faites un cadeau.

Au début, j’avais du mal à enclencher le processus de compassion.

Je pensais que ces personnes ne le méritaient pas.

Je me disais : « Cette personne m’envoie son venin et je dois la plaindre !
Même pas en rêve ! »

Jusqu’à ce que je comprenne un point essentiel.

En éprouvant de la compassion pour la personne, ce n’est pas à elle que vous faites un cadeau. C’est à vous-même.

Le cadeau de rester dans une belle énergie, dans la bonne humeur.

Et en prime, vous évitez d’empirer la situation.

 

4 – Ne lui donnez pas de pouvoir sur vous.

Si la technique du cadeau ne vous donne pas une motivation suffisante (bien qu’elle devrait), vous pouvez demander de l’aide à votre égo !

Après tout, nous sommes contraints de cohabiter avec lui, pour le meilleur et pour le pire.
Alors autant le mettre à contribution quand il peut vous aider.

Je m’explique.

Quand je parle d’égo, je fais ici référence à notre orgueil.

Dites-vous que lorsque vous laissez quelqu’un vous mettre de mauvaise humeur, vous agacer, voire vous énerver, vous lui donnez du pouvoir sur vous.

Le pouvoir de changer votre humeur, votre énergie.
Vous lui donnez le pouvoir d’accélérer votre rythme cardiaque, d’augmenter vos tensions musculaires…

Et cela, votre égo ne peut le supporter.
C’est inconcevable pour lui de laisser une personne inamicale prendre du pouvoir sur vous.

Et c’est tant mieux.

Du coup, servez-vous de la réaction de votre égo à votre avantage.

Demandez-lui de vous aider à réduire au maximum le pouvoir que vous donnez à cette personne.

Et réduire son pouvoir de nuisance au maximum, c’est diminuer au maximum la durée et l’intensité des effets négatifs qu’elle a sur vous.

Agissez sur les leviers sur lesquels vous avez le contrôle.

Vous n’avez certes pas le contrôle sur son comportement ou ses paroles (qui ne durent bien souvent pas plus de quelques dizaines de secondes ou quelques minutes tout au plus), mais vous avez le contrôle sur ce que vous allez en faire, sur votre réaction, sur le temps pendant lequel vous allez penser à cette situation !

Autrement dit, dites-vous :

Elle m’a gâché quelques dizaines de secondes de ma vie, c’est OK, je ne peux rien faire pour ça. Mais je décide de ne pas lui donner le pouvoir de me gâcher la vie plus longtemps. Je décide immédiatement de passer à autre chose de plus réjouissant.

 

5 – Remise en question :

Après coup, une fois la pression retombée, une fois que l’on est en mesure de prendre du recul, de repenser à la situation sans qu’elle n’affecte notre humeur, il peut PARFOIS être intéressant de méditer sur l’événement désagréable.

Pourquoi ?

Parce que rien n’arrive par hasard !

Tout ce qui se produit dans nos vies à un sens, un intérêt.

Cela peut parfois être dure à admettre, tant certains événements sont durs ou paraissent n’apporter que du négatif.

Mais je reste convaincue que chaque événement, aussi futile ou insignifiant soit-il se produit pour nous enseigner une leçon, pour nous faire progresser, pour nous préparer à une étape ou un projet avec plus d’enjeu.

Ainsi, quand vous voyez les choses ainsi, vous ne voyez que des cadeaux de la vie. Que des occasions d’évoluer vers une meilleure version de vous-même !

Alors, commencez dès maintenant avec vos collègues, vos proches, les automobilistes, les passants, les caissières, les profs de vos enfants…

Rappelez-vous que c’est POUR VOUS que vous le faites !!

PS : je tiens à préciser que j’adore les caissières ! 😉 Elles font un travail remarquable malgré la pénibilité de leur mission. Et bien souvent, ce sont elles qui sont victimes des agressions verbales des clients. Alors respect et merci pour ce que vous faites pour nous au quotidien. 🙏
 

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